C’est le goût de l’art qui l’habite depuis sa tendre enfance. À l’âge de 19 ans, précisément en 1980, le fils de Maroua, Mahamat Chérif embrasse la maroquinerie de toutes ses forces. Au début c’était plus qu’une passion, fait-il remarquer. Il se met à l’école de ce métier pour des raisons diverses. Pour lui, un métier libéral est la meilleure option dans la vie professionnelle. « J’ai rêvé de travailler à mon propre compte.

Planifier, organiser et exécuter ce que j’ai personnellement conçu est ma passion », dit-il. En plus de cela : « j’aime créer, c’est-à-dire matérialiser ma pensée et la maroquinerie est une possibilité sûre pour le faire. Voilà les raisons de ce choix », poursuit l’artiste. Cinq ans après, il s’installe à son propre compte et se plonge dans le business. Il gagne une renommée qui s’étend à l’échelle internationale.

Dans la région de l’Extrême-Nord, il devient une référence incontournable en matière des produits artisanaux. Mais quelques années plus tard, il est piqué par le virus du tissu.