Dans ce village frontalier avec le Congo, les transactions commerciales sont développées avec ce pays frère.

Socambo, village de l’arrondissement de Moloundou, dans la Boumba-et- Ngoko, a une position stratégique et privilégiée dans région de l’Est. Elle partage de longues frontières avec la République du Congo. Un pays avec lequel les échanges commerciaux sont développés. A ce niveau, c’est le fleuve Boumba qui sépare les deux pays frères. Un bac est construit. Il sert de trait d’union entre Camerounais et Congolais. 

Les échanges se font d’abord entre ses habitants, estimés à 3000 âmes ; ensuite le commerce se fait aussi avec le grand voisin congolais. L’exploitation forestière est menée par les plus riches, à cause de gros moyens financiers et logistiques qu’elle nécessite. Mais la majorité de citoyens de Socambo pratique l’agriculture de subsistance. Et dans cette rubrique, le choix des populations particulièrement porte sur la banane-plantain, le cacao, le café… 

Socambo constitue donc un bassin agricole qui ravitaille le Congo. La localité est réputée calme, accueillante, sympathique. Une atmosphère favorisée par sa proximité avec le fleuve Boumba. C’est au regard de ce potentiel que le gouvernement camerounais y a construit un marché transfrontalier, à hauteur de 300 millions F Cfa. Objectif, capitaliser toutes ces transactions frontalières en vue de renflouer les caisses de l’Etat.

De l’avis du chef du village, Socambo, créé en 1964, veut dire souffrance. Souffrance due au travailabattu pour mieux vivre ensuite. Aujourd’hui, ses habitants pensent que leur village peut être érigé aussi en unité administrative. Ceci pour leur éviter le long parcours qui les sépare de Moloundou, cheflieu de l’arrondissement.